Le C.A.S.H. et Cultures du Cœur
Centre d’accueil et soins hospitaliers de Nanterre (C.A.S.H.)

 

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Stéréotypes et « je » de miroir.
Séverine Lhez

 

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Intervention sur la médiation culturelle
Pascal Le Brun-Cordier
professeur associé (PAST) à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne

 


(ce texte reprend des passages d'une tribune "Rebond" que j'ai publiée dans Libération en 1998.)

Il y aura quarante quatre ans, l’Etat français s’est doté d’une politique culturelle. Son fondateur, André Malraux, en avait défini l’objectif principal : “Rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité au plus grand nombre possible de français”. Cet objectif de démocratisation, parce qu’il légitime l’intervention publique dans la culture, fut rappelé par tous les successeurs de Malraux. Mais il n’a jamais été atteint.

On se souvient du choc provoqué en 1990 par la publication de l’enquête sur Les pratiques culturelles des Français : “La structure du public n’a pratiquement pas évolué depuis quinze ans (...). Même si certaines inflexions sont perceptibles ici ou là, les écarts entre catégories de population n’ont pas diminué et, dans certains cas, ils ont eu même tendance à s’accroître”. (Ces données ont été confirmées par l'enquête de 1997). Dans les années quatre-vingt, la part des cadres supérieurs et professions libérales augmente ainsi de plus de cinq points dans les musées, les théâtres et les monuments historiques, quand celle des ouvriers diminue d’autant. Si malgré ce bilan sévère, on croit encore trop souvent que Lang ou Malraux ont démocratisé la culture, c’est que l’on confond son image avec son usage, ou les objectifs de la politique culturelle avec ses résultats.

Les leçons théoriques de cet échec de la démocratisation ont été tirées. Il est admis aujourd’hui qu’en matière d’art et culture, une politique de l’offre (plus d’équipements, plus d’événements et des tarifs diminués) n’entraîne pas ou peu d’élargissement social de la demande. Une offre plus abondante ou plus accessible profite avant tout à ceux qui en bénéficiaient déjà, et qui augmentent la fréquence de leurs visites. Plus que des barrières matérielles, ce sont des barrières symboliques qui entravent l’accès d’un plus large public aux musées, aux salles de concert ou de spectacle : leur fréquentation reste fortement marquée du sceau de la distinction. La gratuité ne saurait donc être la clé de la démocratisation, contrairement à ce que prétend une utopie culturelle encore répandue.

Pour “rendre accessible”, il conviendrait de rendre désirable, et pour cela favoriser l’éducation artistique et la médiation culturelle.

L'éducation artistique : c’est précisément ce que la politique culturelle française n’a jamais développé. Depuis Malraux, elle est avant tout une politique d’équipement, d’événement et de subventionnement, et accessoirement une politique de la demande, de la formation et du développement des publics. Et rien n’a vraiment changé depuis 1990, alors qu’un consensus s’est dégagé pour renforcer l’éducation artistique (le programme des classes à PAC lancé par Jack Lang en décembre 2000 a été arrêté par Luc Ferry en 2002 et non relancé depuis). L’art n’occupe toujours à l’école qu’un strapontin.

La médiation culturelle : elle est de plus en plus présente dans les équipements culturels, mais a été longtemps freinée par la prégnance d’une idéologie spontanéiste du rapport à l’art qui a prévalu de Malraux à Lang. Le premier invoquait la Révélation (l’œuvre d’art se donne d’emblée), le second la consommation (le produit culturel se consomme sans délai). Dans les deux cas, le rapport est im-médiat, c’est-à-dire sans médiation. Mais ces conceptions de la relation esthétique, magique ou démagogique, sont démenties par l’expérience : la révélation est rare, la consommation reste superficielle. Seule une médiation, diffusion pédagogique ou pratique artistique, permet d’établir un lien réel et parfois durable entre un art et ses amateurs.

Si la politique culturelle ambitionne toujours d’élargir l’accès à la culture, elle se doit d’opérer un véritable renversement des priorités. Qu’attend-on pour mettre un terme à cette contradiction centrale de la politique culturelle française qui prétend démocratiser sans s’en donner les moyens ? Il est temps de passer d’une politique de l’offre à une politique de la demande, d’inventer un ministère qui soit moins celui des artistes et plus celui des publics, et de développer, ici et là, la médiation culturelle.

(Sur la médiation culturelle : l'intervention proposait une définition, ainsi que quelques éléments de théorie et de pratique.)

(ce texte reprend des passages d'une tribune "Rebond" que j'ai publiée dans Libération en 1998.)

Pascal Le Brun-Cordier
professeur associé (PAST) à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne
 

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Recherches sur la culture
Yvon Laplante s'attaque à l'exclusion culturelle

Yvon Laplante, professeur et directeur du Module de communication sociale.
Article publié sur http://entete.uqtr.ca/


http://entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=4672


La plupart des gens pensent que la culture est acquise et facilement accessible pour l'ensemble des citoyens, et que la participation ou non aux activités culturelles relève d'un choix personnel. Cependant, pour Yvon Laplante, professeur et directeur du Module de communication sociale de l'Université du Québec à Trois-Rivières, la réalité est tout autre. L'exclusion culturelle, au même titre que l'exclusion sociale, est un phénomène bien présent dans notre société contemporaine, où l'offre de culture passe par une idéologie purement libérale. Regard sur une problématique encore méconnue.

Impliqué depuis plus de 20 ans dans l'organisation et la production de spectacles et d'événements artistiques, Yvon Laplante connaît bien le milieu culturel, d'autant plus que ses thématiques de recherche actuelles abordent le développement culturel en lien avec ceux qu'il nomme les «exclus» du champ de la consommation des arts. Au fil des ans, à travers son implication et ses recherches, le professeur de l'UQTR a remarqué qu'une très grande majorité de personnes ne fréquentent pas les activités culturelles. «Lorsque se pose une question à savoir, par exemple, pourquoi les gens ne viennent pas aux spectacles, la tendance à se rabattre sur les préjugés existants pour y répondre est généralisée, d'autant plus qu'il n'y a pas d'études ou de recherches faites sur le sujet», soutient M. Laplante. Parmi ces préjugés qu'il qualifie de «libéralistes», le chercheur mentionne que les gens à faible revenu ou qui sont peu instruits fréquentent peu ou ne fréquentent tout simplement pas les activités culturelles.


«L'industrie culturelle devrait sortir de la logique marchande et arrêter de traiter les gens comme des clients. L'essence de l'œuvre, c'est de créer un lien entre deux personnes.»

 

D'ailleurs, suite à l'adoption de la Politique culturelle du Québec en 1992 et pour tenter de contrer ce phénomène toujours bien présent de l'exclusion culturelle, la Ville de Trois-Rivières a décidé de mettre sur pied un projet visant à prioriser l'accessibilité des citoyens aux arts et à la culture. Ainsi, plusieurs promoteurs de spectacles et d'événements culturels ont notamment offert des billets et des entrées gratuites aux personnes à faible revenu, sans grand succès toutefois. «Les gens ne veulent tout simplement pas être étiquetés», note le professeur en communication sociale. Celui-ci, qui travaille en étroite collaboration avec la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, remarque cependant que les fêtes de quartier où, souvent, plusieurs artistes présentent divers types de performances scéniques, attirent un grand nombre de gens qui ne fréquentent habituellement pas les autres activités culturelles. Pour Yvon Laplante, cela s'explique par le fait que les personnes «se retrouvent dans un univers connu qu'ils participent, dans leur vie quotidienne, à structurer.»

Pourtant, en 2002, dans le cadre de ses recherches, le professeur Laplante, accompagné d'un de ses étudiants de l'époque, Jason Luckerhoff, a mené une étude empirique afin de comprendre cette inculture présente au sein d'une grande partie de la population provenant majoritairement des premiers quartiers. «Les gens nous disaient qu'ils aimeraient aller voir des spectacles à la salle J.-Antonio-Thompson, mais qu'ils avaient peur de ne pas être à leur place», affirme le sémiologue, avant d'ajouter que «cela n'a rien à voir avec la problématique de l'accès dû au revenu ou à l'éducation, mais davantage avec la problématique de la fragmentation du lien social.» Ainsi, plusieurs personnes ne se sentent tout simplement pas à leur place malgré leur intérêt pour la culture, ce qui constitue une forme de blocage pour celles-ci lorsqu'elles veulent participer à divers événements culturels.


 

Une problématique de fond

Selon le professeur, la problématique de l'exclusion culturelle ne réside pas seulement dans l'accessibilité aux arts, ce dernier aspect n'étant que la pointe de l'iceberg. En effet, tout le système que les promoteurs s'affairent à mettre en œuvre autour des événements culturels ne fait qu'en accentuer l'aspect élitiste. «Si les organisateurs envoient constamment le message, parfois inconsciemment, que pour entrer dans un musée, il faut se présenter en tenue sobre, les gens simples qui s'habillent en bermudas ne seront pas portés à y aller», explique M. Laplante.

Ainsi, comme le souligne le chercheur, qui a exposé ses propos maintes fois lors de divers colloques, dont celui sur la Pauvreté et l'exclusion culturelle tenu à Trois-Rivières en 2002, «l'industrie culturelle devrait sortir de la logique marchande et arrêter de traiter les gens comme des clients. L'essence de l'œuvre, c'est de créer un lien entre deux personnes. Un non-initié peut désirer fréquenter un musée pour la beauté des œuvres et parce que celles-ci donnent un sens particulier à sa vie, au même titre qu'un sémiologue le fait pour analyser les œuvres.» Selon ce principe, les promoteurs d'expositions ou d'événements culturels aussi bien que les artistes ne devraient pas perdre de vue la diversité de gens qui s'intéressent à la culture ainsi que le fondement même de ce pourquoi l'art existe.

Revoir nos politiques culturelles

Est-ce illusoire de croire que la culture puisse devenir un facteur de citoyenneté sans égard aux conditions économiques et sociales des personnes? «Si je pensais que c'est impossible, j'arrêterais tout de suite, lance sans hésiter Yvon Laplante. L'objectif, c'est de toujours diminuer l'écart entre les exclus et les participants.» Pour le professeur, la thèse du libéralisme est fataliste puisqu'elle évoque un mode de pensée qui accentue ce fossé entre classes sociales: «l'exclusion est une fatalité du système de l'offre et de la demande.»

Toutefois, Yvon Laplante se refuse de poser un regard cynique sur l'exclusion culturelle; il affirme cependant qu'il faudra revoir le fondement même de nos politiques culturelles. «Il s'agit d'abord et avant tout de déposséder nos politiques culturelles du seul et unique présupposé libéral, soutient le chercheur. La culture ne devrait pas être un produit comme les autres et le public, lui, ne devrait pas être vu comme une masse de consommateurs. Le public n'a pas un seul objectif de spectateur; ce dernier participe activement à un concert puisque sa relation avec l'artiste donne du sens à son existence.»

Aussi, en ce qui concerne les travailleurs culturels, peu importe qu'ils soient libraires, organisateurs de spectacles ou administrateurs de musée, Yvon Laplante se fait plus catégorique. Selon lui, ceux-ci «devraient arrêter de faire des plans de marketing puisqu'il s'agit en réalité de plans d'exclusion qui ont comme objectif de tenir à l'écart un certain type de gens. Au contraire, souligne-t-il, les travailleurs culturels devraient multiplier les messages pour joindre le plus de gens possible et adopter des stratégies de discours visant à rassembler toute sorte de monde.»

L'importance de lutter contre l'exclusion culturelle

Pour une société comme la nôtre, l'importance de lutter contre l'exclusion culturelle est un facteur primordial afin d'assurer une meilleure cohésion au sein de celle-ci. «C'est impossible d'avoir une société cultivée sans participation citoyenne totale, et c'est par la culture que nous donnons un sens commun à notre société, conclut Yvon Laplante. Les activités culturelles sont des façons personnelles de rendre nos valeurs et nos idéaux de société, et chacun doit pouvoir y participer activement et inconditionnellement.»

 

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Intervention
INTERACCIÓ' 04

Consumers or Citizens: Alternatives to Cultural Diffusion

L’expérience de Mains d’Œuvres
Hélène CAUBEL

Mains d’Œuvres est un lieu dédié à l’invention artistique, culturelle et sociale. Il est situé en périphérie de Paris, à Saint-Ouen, ville marquée par l’histoire industrielle. Mains d’Œuvres a officiellement ouvert ses portes en janvier 2001 dans l’ancien centre social et sportif de l’équipementier automobile Valeo, vide depuis plus de sept ans.

Nous entamons donc notre quatrième année de fonctionnement mais nous nous inscrivons dans la lignée d’un mouvement qui a une vingtaine d’années et qui ne cesse de s’amplifier ; mouvement qui consistait initialement en la réhabilitation de friches industrielles ou militaires en lieu  dédié à la culture. Ce type d’aventure est souvent identifié sous le vocable de « friches », « lieux indépendants », « lieux alternatifs », « lieux pluridisciplinaires ». En France il a été question, ces dernières années, de « lieux intermédiaires ». Toutes ces appellations demanderaient évidemment à être précisées… Nous pouvons en tout cas avancer que les fondements communs de ces lieux tiennent dans leur désir de travailler sur les articulations art/société, en tentant de se défaire du clivage entre « art pour art » et actions socioculturelles. Ces lieux se caractérisent également par leur reconnaissance de la diversité des réalités vécues par chacun et de la diversité des approches qu’elles réclament. Il ne s’agit donc pas d’appliquer des recettes, de créer un modèle unique de lieu mais bien de créer des outils susceptibles de répondre aux manques et aux besoins rencontrés sur le terrain, à un moment donné par des publics diversifiés. Mains d’Œuvres revendique ainsi son indépendance sans être en rupture avec l’institution publique. Le lieu veut être accompagné sans être pour autant labellisé.

Mains d’Œuvres essaie de porter (ou est porté par) un projet de société qui serait celui d’une société plus créative et participative. Ainsi, le lieu accueille au quotidien des artistes mais aussi des acteurs de la société civile (journalistes, animateurs, éducateurs…) engagés dans des recherches, des réflexions, des pratiques non repérées sur le marché ou par l’institution ou en sous représentation. Nous nous intéressons aux sens et aux formes en émergence.

Il est vrai que notre identité est avant tout artistique car nous pensons l’art apte à laisser libre cours au prospectif, mais nous reconnaissons qu’il ne détient aucun monopole en ce domaine. Nous accueillons donc à Mains d’Œuvres tout individu créatif. Nous mettons à sa disposition des espaces et des outils de travail et nous lui offrons la possibilité de faire appel ou non à une équipe d’accompagnateurs pouvant l’épauler pour la réalisation de ses projets. Mains d’Œuvres est ainsi un lieu de travail, de création mais c’est aussi un lieu de diffusion. Cela nous permet d’offrir un minimum de visibilité aux personnes que nous accueillons, aux processus que nous défendons. Nous avons ainsi une programmation ouverte aux publics, qui s’invente au fil des rencontres, au fil des mois. Au-delà de cette diffusion, pour permettre une appropriation la plus élargie possible des recherches, réflexions et pratiques qui s’élaborent à Mains d’Œuvres, nous menons des actions et des projets très volontaristes. Nous voulons favoriser, à travers ces derniers, la circulation, les attitudes participatives.

Comment s’y prend-on pour toucher à ce but ?

Nous nous appuyons sur une approche pluraliste en déclinant « façons de faire », actions et projets.

Pour ce qui est des façons de faire :

·        nous privilégions le plus souvent la notion de processus contre celle de « spectacle ou de produit fini ». Nous invitons beaucoup les gens à des répétitions, des étapes de travail, ce qui nous permet une rencontre sur la durée, peut-être aussi une désacralisation de la démarche créative, qui se révèle être une construction fragile, qui avance par tâtonnements,

·        nous essayons aussi de privilégier d’autres formes de rapports aux publics que le rapport frontal, avec de nombreuses invitations à la déambulation, à l’interactivité lors des manifestations publiques,

·        nous travaillons beaucoup sur le décloisonnement, la perméabilité en organisant notamment des manifestations de nature différente le même soir. Ainsi des spectateurs venus pour une performance chorégraphique finissent par rester au concert qui suit ou des personnes venues pour un concert se mettent à suivre une visite guidée sur l’histoire de la reconversion du bâtiment que nous occupons. Il faut également noter que l’usage que nous faisons des espaces favorise cette porosité. Il n’est pas d’endroit définitivement enfermées dans une fonction… les couloirs, les escaliers, le monte-charge peuvent devenir des lieux de représentation. Nous essayons de traduire ce positionnement jusque dans l’organisation de l’équipe, même si cela n’est pas sans difficulté. Il existe un secteur danse, un secteur théâtre, un secteur arts visuels, un secteur musique et un secteur société mais nous nous permettons de passer de l’un à l’autre ou d’en confondre les frontières lorsque cela fait sens.

·        Mains d’Œuvres est par ailleurs ouvert sept jours sur sept de 9h30 à 2h du matin… permettant à de nombreux publics (professionnels ou amateurs) de se rencontrer.

·        Enfin nous participons à des événements locaux ou nationaux institutionnels en tentant toujours d’y faire valoir notre spécificité. 

Pour ce qui est des actions visant à une appropriation élargie des notions de créativité, nous donnons aussi des ateliers sur le temps scolaire et hors temps scolaire, en direction d’amateurs et/ou de professionnels. Nous recevons également beaucoup de groupes d’enfants lors des créations.

Enfin, nous accueillons et encourageons les projets intégrant des gens « non acquis d’avance » dans le processus même d’élaboration, d’expérimentation ou de création. Pour exemple, je citerais le projet « celles qui marchent » mené par la Compagnie les Semeurs, qui est une espèce de fiction théâtrale à l’échelle de la ville. Depuis maintenant deux ans, deux comédiennes arpentent la ville, dans la peau de jumelles insolites. Elles travaillent une technique théâtrale extrêmement précise, qui leur confère un corps tout en heurts… comme si elles réapprenaient dans l’instant à marcher, à voir, à parler. Elles exposent cette fragilité clownesque au regard de la ville… Les habitants les croisent, s’arrêtent souvent à leur passage, les aident ou les raillent, entament la conversation, leur offrent de nouveaux terrains de jeu, les convoquent pour une intervention en milieu scolaire, en maison de retraite…

Nous pourrions à cet endroit multiplier les exemples de projets artistiques faisant ainsi une place toute particulière à la rencontre avec des publics… qui finissent par sortir de ce simple rôle.

En conclusion, j’aimerais souligner le fait qu’il y a urgence à ce que nous parvenions à créer des outils d’évaluation adéquats aux réalités que nous vivons et à la façon dont nous parvenons (ou non) à les enrichir… En effet, lorsque l’institution nous demande combien d’entrées nous faisons à Mains d’Œuvres, et à quel typologie répond notre public cible, il est très difficile pour nous de répondre lorsque nous soutenons des projets comme « celles qui marchent ».

Hélène CAUBEL


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